Les Héritiers

Par Sorathorn
Temps de lecture : 12 minutes

Partie 1


Julian aimait chasser.


Non qu’il aimât tuer pour le plaisir, mais pour lui la chasse était dans l’ordre des choses. Prélever à la nature ce qui était nécessaire à la subsistance de sa famille n’était pas de la cruauté pour le jeune elfe. Sans être un rodeur, il se sentait à l’aise en plein air, et cet après-midi là il rentrait chez lui avec à la ceinture trois lièvres pris dans ses collets.


Dans une dizaine de minutes, il aurait atteint la petite maison où lui et ses parents résidaient, en lisière du village forestier de Brannir. C’est tandis qu’il était perdu dans ses pensées que des cris en provenance du village le ramenèrent brutalement à la réalité. Il se mit immédiatement à courir en direction du remue-ménage, et pila lorsqu’il arriva en vue d’une maison en feu : la sienne !


Après un bref instant de stupeur, il laissa choir ses proies et son équipement, et se précipita vers la maison. Une chaîne avait été organisée par ses voisins pour tenter de contenir l’incendie, et un prêtre utilisait sa magie pour créer des paquets d’eau qu’il déversait sur le feu. Mais leurs efforts ne semblaient avoir que bien peu d’effets, et Julian chercha désespérément un moyen d’entrer dans la maison… ses parents étaient à l’intérieur, il les aurait vu sinon !!! Après quelques secondes, il lui sembla qu’il pourrait tenter sa chance par la porte arrière, moins exposée au feu que le reste de la maison.


Jetant son manteau dans un abreuvoir proche, il le remit dégoulinant d’eau. Le refermant d’une main, il tenta de se protéger du mieux possible, et pris une profonde inspiration avant de se précipiter et d’enfoncer la porte en bois déjà léchée par les flammes. Des voix affolées s’étaient élevées, tentant de le dissuader, mais il n’en avait cure, et il plongea dans la pièce en feu.


Leur pièce principale était enfumée, mais il discerna deux formes immobiles au sol… ses parents ! Le bas de son pantalon avait déjà pris feu le temps qu’il se repère, il n’avait que peu de temps devant lui. Julian devait faire un choix, et il avança rapidement et saisit la plus petite des formes – Maman ! – avant de la soulever dans ses bras. Il sortit rapidement de la maison, et un de ses voisins lui prit sa mère des bras, tandis qu’un autre lui jeta un seau d’eau pour éteindre les flammèches qui couraient le long de sa jambe. Se retournant, il écarta les bras qui voulaient le retenir et il plongea une nouvelle fois dans l’incendie qui miraculeusement ne semblait pas avoir forci dans la pièce grâce à l’effort des villageois. Répétant la même opération, il réussit à sortir son père sans être brûlé à nouveau et s’effondra au sol, alors qu’on prenait soin de ses parents. Un sentiment d’exaltation s’empara de lui :
« Je les ai sauvés ! »
Le choc fut d’autant plus grand lorsque Géran, un des Aînés du village s’agenouilla à ses côtés et lui annonça : « Je suis désolé, fils… Ils sont morts tous les deux, et pas à cause du feu ».

Julian écarquilla les yeux, et il écarta Géran du bras alors qu’il se levait et se précipitait aux côtés de ses parents. Tombant à genoux, il ne put que constater : les deux portaient des traces de blessure par lame au niveau du corps. Et si un coup net semblait avoir emporté sa mère, il semblait qu’on se soit acharné sur le torse de son père.

Sa vision se brouilla soudain. Un grondement sourd monta de son ventre, enfla dans son torse, et sortit de sa gorge en un hurlement bestial qui résonna dans tout le village. Puis il se recroquevilla sur lui-même et laissa sortir toutes ses larmes.


Partie 2


Au petit matin, il se réveilla l’esprit embrumé, puis se redressa soudain en se rappelant les événements de la veille. Géran l’avait emmené chez lui pour la nuit, et il l’avait suivi sans réaction. Ses parents lui avait dit l’Aîné allait être préparés pour la cérémonie funéraire, prévue dans la matinée.


Julian sortit du lit précipitamment : il devait les voir, il devait comprendre comment ils étaient morts, pourquoi ils étaient morts ! Après la cérémonie IL serait trop tard, et en quelques instants il rejoignit la Grande Maison : c’était le coeur du village, et l’endroit où ils se réunissaient quand les circonstances l’exigeaient.
Il ralentit avant d’entrer, respectant le silence dont étaient entourés les corps de ses parents, et leurs amis venus les veiller. S’approchant, il vit qu’ils avaient été lavés, débarrassés de la suie et vêtus de propre. Ils semblaient dormir, aucune trace de blessure n’était visible. Julian déglutit, s’essuya les yeux, et s’approcha du prêtre qui allait officier un peu plus tard : « Père Hallon… je dois voir leurs blessures, s’il vous plait, je dois comprendre comment et pourquoi ils sont morts ! »


Le prêtre prit un air attristé : « Cela ne te servira à rien, Julian, sinon qu’à raviver ta peine. Ce devait être un rodeur, il est parti, il nous maintenant les honorer en toute sérénité ».
« Vous n’avez pas bien compris… Ils ont été tués, je veux comprendre pourquoi, et je veux les venger. Alors laisser moi les examiner, rien qu’un un instant, et vous pourrez faire votre travail – après. »
Hallon soutint le regard du jeune elfe, puis hocha la tête d’un air triste et résigné. Puis il frappa dans ses mains, fit sortir l’assemblée. « Dis-moi quand tu auras fini… mais ne tarde pas – pour toi, et pour eux ». Puis il sortit à son tour, tirant la porte derrière lui.


Resté seul avec les corps de ses parents, Julian prit une inspiration. Il n’allait pas déshabiller sa mère, qui avait été touchée au torse. Il s’avança vers la dépouille de son père, et d’un geste décidé lui ouvrit son gilet, puis déboutonna sa chemise autant qu’il le pouvait. Il était resté concentré sur ses gestes, et à cet instant seulement il découvrit le torse meurtri de son père.
Comme le lui avait dit Géran, il y avait plusieurs traces de lame, au niveau du torse et de l’abdomen, et une seule lui semblait avoir été mortelle : les autres étaient destinées à faire souffrir, découpant la chair et s’enfonçant dans des organes non vitaux.


Julian se retourna et étouffa un sanglot mêlé d’un grondement rageur. Il n’y avait aucun doute. Son père avait été torturé, et par quelqu’un qui semblait savoir ce qu’il faisait, qui savait faire souffrir sans tuer… du moins de suite. Mais pourquoi ? pourquoi eux ?


Il réajusta les vêtements de son père et alla ouvrir aux villageois qui attendaient dehors. Le prêtre rentra en dernier et serra avec compassion l’épaule de Julian en passant à ses côtés. Le jeune guerrier leva vers lui des yeux rougis et murmura un merci à peine audible.


Julian entendit à peine les hommages rendus à ses parents lors de la cérémonie funéraire : d’abord leurs voisins, puis les Aînés et le prêtre. Ses parents furent mis en terre, et il participa à la plantation des arbres sur leur sépulture. Ceux-ci feraient perdurer leur mémoire aux yeux des vivants, mais à cet instant, une litanie tournait en boucle dans sa tête : « Qui ? Et pourquoi ? Qui ? Et pourquoi ? ». Sans qu’il soit capable d’avoir la moindre idée pour trouver des réponses à ces questions qui le minaient. Peu avant la cérémonie, Géran était venu lui dire qu’il avait posé quelques questions, mais que personne n’avait rien remarqué avant que l’incendie ne se déclare. Il n’avait donc pas d’autre choix s’il voulait espérer découvrir la vérité que de retourner sur le lieu de leur supplice.
Essayant de fortifier son esprit contre la douleur, il revint à la maison à moitié brûlée. La pièce où il avait découvert ses parents avait continué à se consumer après qu’il les eut sortis, il lui serait difficile voire impossible de trouver le moindre indice. Il scruta le sol à l’endroit où il les avait trouvés, puis le reste du mobilier calciné.
Mais il ne trouva rien, si ce n’est les restes de sa vie partis en fumée.


Se relevant, il sentit le désespoir l’envahir, et balaya du regard le reste de la pièce maintenant à ciel ouvert. La seule partie encore debout était la cheminée de pierre, dont seul le sommet s’était effondré. Le foyer avait résistéà la chaleur de l’incendie. Il s’approcha de l’âtre, et se figea soudain : un mot venait de retentir dans sa tête :
Gelmir ? – c’était le nom de son père ! – C’est toi ? Ton esprit à l’air… étrange ?
Il secoua la tête, la voix lui était inconnue, mais également familière. Est-ce que la perte de ses parents l’avait affecté plus qu’il ne le croyait ? Mais il ne pouvait ignorer cette référence à son père.
« Gelmir est mort hier soir… Je suis Julian, son fils. Qui êtes-vous ? »

Ah, reprit la voix, encore une fois ? J’oublie toujours… Je suis Riwenan, l’épée de tes ancêtres, et si tu as besoin de moi, tu sais où me trouver. Ton père t’a prévenu, j’espère ?


« Non », répondit Julian d’une voix hésitante, « il ne m’a rien dit à votre sujet. Qu’aurais-je dû savoir ? »


Alors, il était de ceux-là, lui aussi. Eh bien, si tu décides de m’utiliser, je te donnerai le pouvoir qui te permettra d’affronter ton destin, quel qu’il soit. Cela peut être une bénédiction comme une malédiction, rien n’écrit, et il t’appartiendra de découvrir ce destin. Ou alors tu peux décider de me laisser dormir sous l’âtre, comme je le fais depuis si longtemps, et peut-être un de tes enfants sera un jour confronté au même choix…
Sous l’âtre ? Il devait en avoir le coeur net, au moins pour savoir s’il était fou. Saisissant un tisonnier, il fit levier sur la pierre d’âtre, et réussit à la déboiter légèrement. Utilisant des pierres comme coins, il finit par la soulever complètement et elle se renversa bruyamment, dévoilant un sol de terre battue.


Creusant de ses mains, il découvrit rapidement une longue boite de métal, qu’il sortit et posa délicatement au sol. En soulevant le couvercle, une épée longue dans son fourreau lui apparut. Le cuir en était remarquablement travaillé et il y posa une main qui ne tremblait que faiblement.


« Riwenan ? »
C’est moi, fit la voix dans sa tête. Alors que décides-tu, Julian ?

Saisissant plus fermement le fourreau de sa main gauche, il se releva lentement. Puis il tira doucement l’épée, dont la lame mise à nue émit une couleur bleutée qui s’amplifia au fur et à mesure qu’elle était dégainée. Lorsqu’elle fut complètement tirée, la lumière émanant de la lame se fit aveuglante, et Julien se sentit submergé par une vague de puissance, venant de sa main et gagnant tout le reste de son corps. La lumière disparut soudainement, et il se sentait maintenant capable de venir à bout de toute épreuve.


Sans prévenir, la lumière se refit aveuglante, cette fois blanche. Julian surpris ferma les yeux précipitamment et lorsque la vue lui revint une jeune femme rousse se tenait face à lui, un bâton blanc la main.
« Mais qu’est-ce que je fais ici, moi ? » fit-elle d’un ton manifestement énervé.

Partie 3


Julian resta un instant bouche bée, tentant vainement de comprendre ce qui s’était passé.
« Mais… qui êtes-vous ? Il y a eu comme un éclair de lumière, et vous êtes apparue d’un coup ! » bredouilla t’il.
La jeune femme lui jeta un oeil furibond puis inspecta les alentours, sans se départir de son froncement de sourcils alors qu’elle découvrait les restes de l’incendie autour d’eux.


Julian en profita pour mieux la regarder : c’était une humaine aux traits fins, à peu près de son âge. Ses cheveux roux lui descendaient à hauteur d’épaule, encadrant un visage qui serait avenant sans cet air de désapprobation qu’elle affichait toujours. Elle était vêtue d’une robe blanche, portait un sac sur
l’épaule, er de nombreux sachets en cuir ornaient sa ceinture au côté d’une dague. Il remarqua également que sa tenue était d’une remarquable propreté en contraste à sa propre tenue maculée de suie. Enfin, elle tenait fermement de sa main droite un bâton de marche plus haut qu’elle, et qui lui aussi était d’une blancheur étonnante. Le bois dont il était fait lui était complètement inconnu, il n’en avait jamais vu de pareil dans les forêts qui entouraient son village.

Du Mallorn ! intervint Riwenan dans sa tête.


C’est un bois très rare, ton ancêtre possédait un bâton en Mallorn, je m’en souviens.
« Quoi ? » sursauta Julian. Plongé l’observation de la jeune femme, il en avait oublié l’épée.
Elle se retourna vers lui, l’air encore plus soupçonneux et jeta d’un ton sec : « Comment ça, quoi ? »
Julian se ressaisit et prit une inspiration, comme pour se jeter à l’eau : « Je m’appelle Julian. Et l’endroit où vous vous tenez est ce qu’il reste de ma maison, où mes parents ont été assassinés hier soir ». Rengainant Riwenan, il esquissa un léger salut de la tête. Lorsqu’il se redressa, il nota que le froncement de sourcils s’était quelque peu atténué, et elle s’inclina à son tour.


« Mon nom est Fiona » fit-elle. « Je vous prie d’excuser ma réaction. J’étais chez mon maître en train d’étudier quand un éclair blanc m’aveugla. Quand j’ai retrouvé la vue, j’étais… ici ». Son regard se posa sur les restes calcinés de la pièce.


Elle baissa alors les yeux et continua d’un ton plus retenu : « Toutes mes condoléances pour votre perte, Julian… ». Le jeune elfe hocha la tête en un remerciement muet, et la laissa continuer son histoire.


« La magie a l’origine de cet effet est certainement des plus puissantes », reprit-elle avec le ton assuré avec lequel elle avait commencé. Elle plissa les yeux légèrement en le fixant soudain : « Comment avez-vous fait cela ? »
Julian se frotta le menton pensivement, puis choisit d’esquiver la question en pointant le bâton de Fiona du doigt. « Votre bâton… je n’ai jamais vu un tel bois ».


Fiona recula d’un pas, rapprochant le bâton de son corps comme pour protéger ou le cacher. L’air agacée, elle ouvrit la bouche pour rétorquer mais la referma alors que son regard se posait sur l’épée toujours dans la main de l’elfe.


« Vous aviez une épée dégainée dans la main… ». Julian hocha la tête, toujours silencieux. Les yeux de Fiona s’étrécirent encore. « Que s’est-il passé, juste avant que je n’apparaisse ? »
Le silence se fit tandis que les deux jeunes gens se jaugeaient du regard. Autour d’eux, tout n’était que cendres et fragments d’un mobilier irreconnaissable. Le feu avait laissé sa marque tout autour d’eux, mais aucun ne semblait y prendre garde, le temps semblait figé.


La chute d’un morceau de lambris brisa le silence et Jullian se décida. « D’accord… mais vous me parlerez de votre bâton si je vous parle de mon épée ». Fiona fronça à nouveau les sourcils, sembla hésiter mais finit par lâcher : « Ah, ces elfes, rien n’est jamais simple avec eux. C’est d’accord, j’accepte votre marché. Alors ? » interrogea-t-elle.


« Moi d’abord, si vous voulez bien » coupa Julian avec fermeté. « Votre bâton, d’où le tenez-vous ? ». Fiona sembla se renfermer à ces mots, et alors qu’elle ne semblait pas disposée à répondre, il continua : « S’agirait-il d’un héritage ? »


Fiona écarquilla les yeux, avant de jeter un coup d’oeil rapide à son bâton, puis immédiatement après à l’épée de Julian. Devant le silence de Julian, elle finit par lâcher : « C’est exact, ce bâton appartenait à un de mes ancêtres. On m’a dit que ses pouvoirs étaient immenses, mais jusque-là… »


Elle s’arrêta soudain, alors que ses yeux se révulsaient et ses membres se tétanisaient, et Julian se précipita pour la soutenir. Il sentit à son contact une vague de puissance la parcourir, similaire à celle qu’il avait ressentie quelques instants plus tôt en tenant son épée.


Cela ne dura que quelques secondes également, et Fiona le repoussa en lui jetant un regard noir. Il se recula de quelques pas, fixa alors le fourreau de Riwenan à sa ceinture, et croisa les bras avant de reporter son attention vers Fiona. Elle semblait remise de son expérience, et il lui lança avec un petit sourire : « Juste avant votre apparition, j’ai vécu la même expérience que vous. Laissez-moi vous raconter… »


Une demi-heure plus tard, tandis que les deux jeunes gens s’étaient éloignés de la maison pour s’asseoir sur un banc proche, Julian avait raconté à Fiona les événements des dernières 24 heures. Sortir de la maison semblait les avoir apaisés tous les deux, et la nature vivante et vibrante autour d’eux facilita la narration du jeune homme.
Il ne lui avait rien dissimulé, hormis le fait que sa nouvelle épée semblait être intelligente et télépathe, un sujet auquel il devrait rapidement s’intéresser de plus près. Fiona s’était quelque peu déridée au fur et à mesure que Julian avant dans l’histoire. Au hasard d’une mèche rousse réajustée, il avait repéré une légère pointe sur son oreille. Il avait alors compris que la jeune femme était une semi-elfe, ce qui était plutôt rare à sa connaissance. De ce qu’il avait entendu ils avaient souvent du mal à concilier leurs deux héritages, et cela pouvait expliquer en partie le caractère de Fiona.


Elle s’était animée peu à peu, notamment quand Julian lui avait décrit la scène précédant son apparition, et à l’évocation de la lumière qui avait jailli de l’épée. « C’est sans doute la conjonction des pouvoirs du bâton et de l’épée qui a déclenché ma téléportation ! ». Elle saisit le bras de Julian, à sa grande surprise : « Il faut absolument que nous allions en parler à mes professeurs ! Nous devons savoir ce qui a provoqué ça, et pourquoi ! »
Julian eut un petit sourire face à l’enthousiasme de la jeune femme, mais il tendit le bras vers la maison calcinée : « Je dois surtout comprendre pourquoi mes parents ont été tués, et retrouver leurs assassins ! »
L’objection sembla glisser sur Fiona qui insista : « Mais c’est évident ! Ils cherchaient l’épée, et ont torturé ton père… oh pardon ! ». Le visage de Julian s’était refermé brutalement à l’évocation du supplice de son père. Fiona appuya un peu la prise sur son bras en un geste de compassion : « Excuse-moi. Vraiment ! Je ne peux pas imaginer… ».


Elle baissa la tête un instant avant de la relever doucement et de planter son regard dans celui de Julian : « Je suis sûre que l’étude du bâton et de l’épée nous aidera à retrouver ceux que tu cherches. Tout me semble tellement lié : les évènements d’hier, l’épée, le bâton ». Son sourire transformait complètement son visage, et Julian mit un instant avant de relever ce qu’elle avait dit.
« Nous ? »


Allons-y, fit Riwenan.


Je suis preneuse de réponses moi aussi. Il y a trop de choses qui m’échappent dans cette histoire. Suivons là tant que ça nous fait avancer de notre côté.
« D’accord » lâcha finalement le jeune elfe. « Tout ça peut se tenir, effectivement. Et je suis plutôt curieux d’en savoir plus sur cette épée que cachaient mon père et ses ancêtres avant lui ».
Fiona sauta sur ses pieds, s’écriant d’une voix enthousiaste : « On y va alors ! ». Elle s’arrêta un instant, mit les mais sur ses hanches et regarda le village autour d’elle : « … dès que je saurai où nous sommes ».

Une autre histoire ?